Les Belges confirment au Mondial de dégustation de vin

Il n’a manqué que deux points pour que l’équipe belge s’impose au championnat du monde de dégustation de vin.

«On n’a pas régressé, mais on n’a pas progressé.» Commentaire à chaud de Philippe Berger, le coach de l’équipe belge à l’issue du concours mondial de dégustation de vin qui s’est tenu ce week-end à Châteauneuf-du-Pape. Un commentaire trop modeste car si, comme l’an dernier, l’équipe belge termine à la deuxième place du concours, il ne lui a manqué que deux petits points sur un total de 200 à récolter pour dépasser les gagnants, l’équipe espagnole. Les Espagnols ont recueilli 140 points, les Belges 138. Troisièmes, les Suédois sont déjà à 20 longueurs.

Les Belges alignaient une équipe expérimentée, avec Olivier Rotiers, Nathalie Harhelier, Robert Rouelle et Olivier Georges, quatre mousquetaires namurois chapeautés par Philippe Berger, sommelier de profession, professeur de dégustation et formateur accrédité des vins de Bordeaux. Trois membres de l’équipe sont des formateurs en dégustation dans différents centres de formation en Belgique.

«À ce niveau, cela peut se jouer sur un millésime, voire un peu de chance», observe-t-il.

Un regret collectif: l’équipe a calé sur un mourvèdre originaire de Bandol. «Trois sur quatre l’avaient identifié au premier test, puis on a commencé à travailler à l’envers en se disant qu’aucun vin espagnol ne figurait dans la sélection. On a finalement proposé un cépage tempranillo.»

En revanche, les Belges sont les seuls à avoir finalement identifié un vin de l’île de Santorin (cépage assyrtiko), après avoir hésité avec un chablis ou un côte de Beaune. «On pensait au chablis à cause du côté minéral, mais il y avait aussi de la salinité. On était forcément près de la mer.»

L’équipe avait eu l’occasion de croiser ce vin lors des entraînements intensifs qui s’étaient déroulés les trois mois précédant le concours. À raison d’une fois par semaine, l’équipe goûtait 12 vins sélectionnés par le coach.

Plus que jamais, l’équipe est motivée à se représenter l’an prochain. Les premières sélections ont lieu dans quelques semaines. Les bouteilles n’auront pas trop le temps de vieillir en cave.

 

Source : Vers l’Avenir 19/10/15 – Bruno Malter